Du conseil à l'exécution : pourquoi tant de projets numériques échouent

Voici une statistique qui devrait empêcher de dormir tout dirigeant qui s'apprête à lancer un projet informatique. Selon le CHAOS Report du Standish Group, référence mondiale sur le sujet, 31 % seulement des projets informatiques réussissent — c'est-à-dire livrés dans les délais, dans le budget et avec le périmètre promis. 50 % sont « en difficulté » (dérapage de coût, de délai ou de fonctionnalités) et 19 % échouent purement et simplement.
Autrement dit : deux projets sur trois ne tiennent pas leur promesse. Et quand on regarde spécifiquement les grandes transformations digitales, les travaux répétés de McKinsey évaluent à environ 70 % la part de celles qui n'atteignent pas leurs objectifs. La question n'est donc pas « faut-il se digitaliser ? » — la réponse est évidemment oui. La vraie question est : pourquoi tant de projets échouent, et comment faire partie du tiers qui réussit ?
Le vrai coupable : l'écart entre le conseil et l'exécution
Après vingt ans dans ce métier, j'ai une conviction forte sur l'origine de ces échecs. Ce n'est presque jamais la technologie. C'est le fossé entre celui qui conseille et celui qui construit.
Le scénario est toujours le même. Un cabinet arrive, produit un beau diagnostic, remet un rapport et repart. Puis quelqu'un d'autre — un prestataire, une équipe interne — hérite de ce document et doit le transformer en logiciel qui fonctionne. Entre les deux, l'intention se perd. Les besoins sont mal compris, les arbitrages techniques sont pris sans le client, et personne ne porte le risque du bout à bout. Le conseil ne s'est jamais confronté à la réalité du code ; le code n'a jamais entendu la vraie intention du métier. Résultat : un rapport parfait, un logiciel qui déçoit, et un client qui paie deux fois.
En Afrique, l'enjeu est encore plus grand
Le contexte africain rend cet écart d'autant plus coûteux — parce que l'opportunité, elle, est immense. L'IFC (Groupe Banque mondiale) estime que plus de 600 000 entreprises formelles et 40 millions de micro-entreprises sur le continent sont prêtes à franchir un cap de digitalisation. Le potentiel est là. Ce qui manque, ce n'est pas l'accès aux outils : c'est des partenaires capables de transformer une ambition en système qui tourne.
Le Sénégal a d'ailleurs placé la barre très haut. Son New Deal Technologique, horizon 2034, vise 15 % du PIB tirés du numérique, plus de 500 startups, 150 000 emplois directs, et affiche une priorité claire : la souveraineté numérique. Or « souveraineté numérique » veut dire quelque chose de très concret : construire localement, avec des équipes qui restent, plutôt qu'importer des solutions clé en main mal adaptées et impossibles à faire évoluer.
Notre réponse : cadrer ET construire, sans lâcher la main
Chez Sens NumeriK, nous avons bâti notre métier sur le refus de cet écart. Nous ne livrons pas un rapport avant de disparaître : nous cadrons la stratégie, puis nous construisons le logiciel qui va avec, et nous restons pour le faire vivre. Un seul partenaire, un seul responsable, du diagnostic au déploiement.
Et la meilleure preuve de ce que nous savons faire, ce ne sont pas nos slides : ce sont nos propres produits. Jabali Pointage et Jabali Resto sont des logiciels que nous avons conçus, codés et déployés nous-mêmes, à Dakar, pour de vrais utilisateurs. Avant de lancer votre prochain projet, posez à votre partenaire potentiel une seule question, très simple : « Qui signe pour la livraison — et qui sera encore là douze mois après ? »
Un projet à cadrer et à construire ? Parlons-en : vingt minutes suffisent pour cadrer le sujet.
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